Ronflements

Le ronflement est un sujet qu’il est parfois difficile d'aborder avec un patient, ce dernier n’osant pas forcément en parler. Toutefois, certaines remarques du conjoint se plaignant des ronflements de son partenaire peuvent mettre la puce à l’oreille. C’est alors à vous de creuser !
Quelques conseils simples permettent de réduire, voire de faire disparaître les ronflements bénins.
Hormis dans les cas d’apnées du sommeil (rencontrées chez 3% des ronfleurs), le ronflement est bénin malgré la gêne sonore provoquée chez le sujet et son entourage. Il touche près de 20% de la population avant 60 ans, et plus de 50% après cet âge. Les hommes sont davantage sujets aux ronflements que les femmes avant 60 ans (25% des hommes et 15% des femmes), mais, à partir de cet âge, les femmes en sont autant affectées que les hommes.
Un ronfleur moyen émet un son de 45 à 60 dB, l’équivalent du bruit d’une voix, mais pour les gros ronfleurs le niveau sonore peut atteindre 95 dB, soit le bruit d’un camion.
Il est alors conseillé :
- d’éviter le tabac, l’alcool et les somnifères,
- de dormir sur le ventre ou sur le côté,
- en cas de surpoids, d’effectuer un régime.
Si cela ne suffit pas, on peut vous orienter vers un produit type spray nasal, spray pour la gorge, bandelettes nasales…. Ces produits sont conseillés pour les petits ronfleurs sans anomalie respiratoire.
Cependant il est essentiel de creuser le sujet …
Outre l’aspect sonore, le ronflement entraîne chez 3 % des sujets des apnées du sommeil. Cela se traduit par des arrêts de la respiration durant 10 secondes environ, suivis d’une reprise de la respiration avec ronflements. Plusieurs signes permettent de soupçonner des apnées du sommeil :
- maux de tête au réveil,
- réveils nocturnes,
- sueurs et envies d’uriner durant la nuit.
Afin de connaître la gravité d’un ronflement, un examen clinique du sujet peut être nécessaire. Dans les cas les plus graves, il convient de consulter un ORL. Ce dernier pourra demander un scanner du pharynx, faire une fibroscopie ou demander un enregistrement polysomnographique dans un laboratoire du sommeil.
Demandez conseil à votre pharmacien.





